Quels gestes pour sauver des vies ?

130, le nombre de victimes de mort subite par jour.

1/3, le ratio de victimes de moins de 55 ans.

65%, le pourcentage de personnes qui ignorent les gestes qui sauvent.

Au-delà de 3 minutes sans massage cardiaque, toute personne victime d’un arrêt cardiaque souffre de lésions cérébrales irréversibles. Et à chaque minute qui passe, les chances de survie diminuent de 10%. Au-delà de 8 minutes, les chances de survie sont pratiquement nulles ! Les chances de survie à un arrêt cardiaque sont donc très minces. Il est donc important de prendre en charge le plus rapidement possible la victime pour augmenter ses chances de survie. Parce que cette victime peut être un enfant, un membre de la famille, un ami, un collègue notamment, il est important de prodiguer les gestes qui sauvent. Cependant, seuls 80% des survivants d’un arrêt cardiaque l’ont été, car un témoin a fait les bons gestes dans les trois minutes. Gros plan donc sur les gestes qui sauvent des vies. 

Les dispositifs à connaître pour sauver des vies

Utiliser un défibrillateur semi-automatique

Aujourd’hui, de plus en plus de communes, d’entreprises, de structures dites « grand public » -crèche, hôpitaux, supermarchés, aéroports, complexe sportif, EHPAD notamment – s’équipent d’un ou de plusieurs défibrillateurs automatisés externes. Disposé dans des endroits fréquentés par le plus grand nombre, ce dispositif médical est très simple d’utilisation. Pour en savoir plus, cliquer ici pour s’informer sur le défibrillateur. Le défibrillateur semi-automatique est d’ailleurs l’un des gestes à faire pour sauver des vies. En tant que témoin d’un arrêt cardiaque, il suffit de suivre les manœuvres clairement indiquées par le défibrillateur. Il n’est pas indispensable d’avoir suivi une formation ou de présenter des connaissances médicales particulières pour l’utiliser. Pas-à-pas, l’outil guide le sauveteur dans les différentes étapes de son utilisation. Le défibrillateur est un appareil capable de délivrer une quantité d’énergie nécessaire pour synchroniser ou relancer l’activité cardiaque après avoir analysé l’activité électrique du cœur de la victime. Pour cela, le dispositif mis à disposition dispose d’électrodes de défibrillation qu’il suffit de placer sur le thorax de la victime. Quoi qu’il en soit, depuis 2007, toute personne est habilitée à l’utiliser d’après la loi.

Apprécier l’état de la victime

Si une victime consciente est en mesure de répondre aux questions qu’on lui pose, toutes les victimes ne sont pas lucides ni ne peuvent comprendre et dialoguer. C’est pourquoi il est important d’apprécier l’état de conscience de la victime. Une victime « semi-consciente » ne peut répondre clairement ou correctement aux questions qui lui sont posées. En marge, cette dernière semble presque endormie et donne l’impression de pouvoir s’évanouir d’un moment à l’autre ou encore d’être sous l’influence de stupéfiants ou d’alcool. A contrario, la victime « inconsciente » ne réagit pas, ne réponds pas aux questions. Il faut donc très rapidement évaluer la situation et définir si la victime est semi-consciente ou inconsciente. En général, les questions que l’on pose pour évaluer le degré de conscience sont les suivantes : Que s’est-il passé ? Quel jour sommes-nous ? Quel est votre nom ? Quel âge avez-vous ? Où étiez-vous au moment de l’accident ? Vous m’entendez ? ou encore Pouvez-vous me serrer la main ? notamment. Bien entendu, si la personne ne répond pas, qu’elle est inconsciente, il ne faut perdre aucune seconde et alerter les secours. 

Alerter les secours

Après s’être assuré que la victime est en sécurité, mieux vaut desserrer, dégrafer les vêtements pour ne pas gêner la ventilation. Il importe aussi de basculer doucement la tête de la victime en arrière en élevant le menton pour éviter que la langue ne tombe au fond de la gorge et ne vienne obstruer les voies aériennes. En rapprochant ses oreilles de la bouche de la victime, il est aussi possible de détecter les bruits normaux ou normaux de la ventilation. Mais aussi et surtout, alerter les secours médicalisés. Pour cela, il faut joindre les équipes de secours en composant le 15 ou le 112. Bien entendu, il faut être clair et concis en indiquant que l’on ait témoin d’une victime d’arrêt cardiaque/respiratoire, préciser l’emplacement et donner des indications sur l’état de la victime. 

Pratiquer la ventilation artificielle

Après avoir donné l’alerte, il faut pratiquer la respiration artificielle, autrement dit le « bouche-à-bouche » si la victime présent un défaut respiratoire. En maintenant la tête de la victime en arrière, le menton en avant, il faut pincer la partie souple du nez entre le pouce et l’index et ouvrir ensuite la bouche de la victime en maintenant le menton vers l’avant. Ensuite, après avoir placé les lèvres autour de la bouche de la victime, il faut souffler progressivement pendant 1 à 2 secondes jusqu’à observer le début du soulèvement de la poitrine. Une fois fait, il suffit de s’écarter et regarder si la poitrine s’abaisse. Si ce n’est pas le cas, il faut renouveler la séquence. En marge, il est important de s’assurer qu’il y a un pouls, sans quoi il faut précipiter les compressions thoraciques. 

Exécuter les compressions thoraciques

Dans la mesure où la victime n’a pas réagi aux premières insufflations et que l’air ne se semble pas circuler dans son corps, il faut réaliser des compressions thoraciques. Pour cela, il faut se placer à genoux, au plus près de la victime. Une fois fait, il faut repérer le creux situé à la base du cou et placer l’extrémité du majeur. Ensuite, le majeur de l’autre main se place à l’endroit du sternum où les côtes se rejoignent. La zone d’appui se situe alors au niveau des deux pouces. Le bas de la paume de la main se positionne sur cette zone d’appui et l’autre main se place au-dessus en ayant pris soin d’entrecroiser les doigts des deux mains. En restant bien vertical, sans fléchir les coudes, en tendant les avant-bras dans le prolongement des bras, il faut réaliser les compressions thoraciques. En parallèle, il est impératif d’intercaler 2 insufflations toutes les 15 compressions thoraciques.

Au vu de la complexité des gestes, mieux vaut au préalable se rapprocher de la Croix-Rouge française afin de bien acquérir les gestes d’urgence à adopter pour sauver des vies. Il peut s’agir d’une démarche personnelle ou non. En effet, cette dernière propose de sensibiliser les salariés et propose aussi des sessions de recyclage au sein des entreprises.